Paname.2
"Au centre du système salaire
Une vieille planète tourne à l'envers
Protégée par ses anneaux périphériques
Un jour Saturne crèvera de son trafic
On l'appelle aussi la ville lumière
Parce que les sans défense sur leurs trottoirs
Grâce à leurs réverbères de chevet
Peuvent bouquiner pour s'endormir super
Il y a même une fusée
En métal rouillé
Mais elle a pas de moteur
Elle pourra jamais décoller
De Saturne! on est coincé!
Les Saturniens rèvent de campagne de Côte-d'Azur
Pourquoi respirer plus longtemps l'hydrocarbure?
Provoquent les provinciaux qui se marrent et qui s'étonnent
Alimentaire mon cher Watson!
Saturne manque pas d'idées pour torturer les clodos
Ils ont même inventé un nouveau banc de métro
Qui les empèche quel progrès de s'allonger
Mais le ventre de la ville va bientôt les digérer
Gavroche habite Belleville il a 8 ans il est Malien
Les Thénardiers de l'Hôtel de Ville
Veulent l'expulser lui et les siens
"Je suis tombé par terre c'est la faute au maire
La gueule dans le ruisseau la faute au proprio"
Saturne a inventé un nouveau vocabulaire
Quand un désespéré se fout en l'air
Pour ne pas dire "suicidé" ou "un malheureux de plus en moins"
On dit "un incident sur la ligne B du RER"
Comme on peut lire sur les vitrines des magasins
A louer à vendre livraison gratuite
Satisfait ou remboursé deux pour le prix d'un
Tout doit disparaître tout doit disparaître
Tout doit disparaître."
(Bénabar - Saturne)
Paname.1
"Je marche dans tes rues
Qui me marchent sur les pieds
Je bois dans tes cafés
Je traîne dans tes métros
Tes trottoirs m'aiment un peu trop
Je rêve dans tes bistrots
Je m'assoie sur tes bancs
Je regarde tes monuments
Je trinque à la santé de tes amants
Je laisse couler ta seine
Sous tes ponts ta rengaine
Toujours après la peine
Je pleure dans tes taxis
Quand tu brilles sous la pluie
C'que t'es belle en pleine nuit
Je pisse dans tes caniveaux
C'est d'la faute à Hugo
Et j'picolle en argot
Je dors dans tes hôtels
J'adore ta tour Eiffel
Au moins elle, elle est fidèle
Quand j'te quitte un peu loin
ça ressemble au chagrin
Ça m'fait un mal de chien
Paris Paris combien
Paris tout c'que tu veux
Boul'vard des bouleversés
Paris tu m'as renversé
Paris tu m'as laissé
Paris Paris combien
Paris tout c'que tu veux
Paris Paris tenu
Paris Paris perdu
Paris tu m'as laissé
Sur ton pavé
J'me réveille dans tes bras
Sur tes quais y a d'la joie
Et des loups dans tes bois
J'me glisse dans tes cinés
J'me perds dans ton quartier
Je m'y retrouverai jamais
Je nage au fil de tes gares
Et mon regard s'égare
J'vois passer des cafards sur tes bars
J'm'accroche aux réverbères
Tes pigeons manquent pas d'air
Et moi de quoi j'ai l'air
Paris Paris combien
Paris tout c'que tu veux
Boul'vard des bouleversés
Paris tu m'as renversé
Paris tu m'as laissé
Paris Paris combien
Paris tout c'que tu veux
Paris Paris tenu
Paris Paris perdu
Paris tu m'as laissé
Sur ton pavé
Je marche dans tes rues
Qui me marchent sur les pieds
Je bois dans tes cafés
Je traîne dans tes métros
Tes trottoirs m'aiment un peu trop
Je rêve dans tes bistrots"
(Souad Massi et Marc Lavoine - Paris)
On joue au pendu?
Quel blogueur se cache derrière vous?
Vous aimez l'art, la littérature, d'ailleurs vous avez un talent littéraire certain.
Vous êtes à vous seul le comble du cynisme: vous riez des pauvres gens qui regardent la télévision, des pauvres gens qui ont des crédits de vingt ans sur le dos, vous riez des yuppies, des nyppies, des babos, des pauvres, des riches, des bobos, des rappeurs, des ratés, de tout le monde et même -et surtout- vous riez de vous. La solution : une boîte entière de Temestat un soir et adios ce monde putride de crotte qui part en sucette. Sauf qu'une boîte de Temestat ne vous tuera pas, et le pire étant que vous le savez très bien. Alors cette attirance pour la mort sans mourir vous fait passer parfois pour un barge. Mais comme vous vous en foutez...
Notre conseil: oubliez l'idée que votre blog puisse être publié à titre posthume.
Et je fais comment sans les Temestat? Parce qu'une de mes ex a fait main-basse dessus un jour... Je les ai plus revus, ni elle, ni eux.
Tu m'emmènes à Rio?
"Et je suis riche de rêves
Comme le sont les gens pauvres
...
Ceux qui n'ont que des fleurs
Dans le cœur"
(Cloclo - Je Vais A Rio oh oh oh oh)
Si les bourgeois capitalistes ont vraiment une vision aussi bucolique de la misère, je devrais me décider à passer une PA dans le
Figaro Madame:
étudiant désargenté échange chimères et floralies intérieures contre signes extérieurs de richesse
Signalétique
EN (RE)CONSTRUCTION
-merci-
éRiK.